Lot n° : 1029 | Estimation : 450 - 500€
[BARBOT DU PLESSIS (Denis-Charles)]. Recherches sur le mouvement perpétuel. [MANUSCRIT]. Sd, 1777-1786.
7 pièces in-4, en feuilles.
Très intéressant dossier qui comprend plusieurs pièces de différentes mains et d'inégale importance sur le problème récurrent du mouvement perpétuel :
1. Doutes à éclaircir sur la possibilité du mouvement perpétuel méchanique, et propositions d'une machine dont l'effet sembleroit décider la question en faveur de ce problême (1777) : 36 pp., avec une planche manuscrite in fine (vis d'Archimède).
2. Extrait des registres de l'Académie royale des sciences, du 12 mars 1781 : in-4 de 3 pp. n. ch. Sur l'examen d'un autre mémoire de Barbot du Plessis : Pendule, ou Echelle hydraulique [non joint]. Portant les noms de Vandermonde et Bossut, le texte conclut négativement encore : Nous ne croyons pas que cette machine soit propre à produire de grands effets.
3. Extrait des registres de la Société de physique, d'histoire naturelle et des arts d'Orléans (30 mai 1783) : un bifeuillet in-4 écrit sur 3 pp. Sur l'examen d'une machine à oscillations croissantes - toujours proposée par Barbot du Plessis -. L'avis est signé de Charles-Nicolas Beauvais de Préau (1745-1794).
4. L.A.S. du marquis de CONDORCET en date du 4 juin 1785, adressée à Barbot : un bifeuillet petit in-4 écrit sur une moitié de page : "A mon retour de la campagne, Monsieur, j'ai trouvé la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire relativement à ce qui a été décidé par l'Académie [des sciences] sur le mouvement perpétuel. Vous trouverez dans le volume de cette compagnie année 1775 les éclaircissemens que vous désirez."
5. L.A. de Barbot à Condorcet, en date du 21 mars 1786 : un bifeuillet petit in-4 écrit sur 3 pp. (Nullement découragé par les multiples rebuffades, le brave Barbot repart au front sur la question qui lui tient à cœur.)
6. [Sans date] Entretiens de Robin Acadème et Barbot philomathe : [6] ff. in-4 paginés 1-6, puis 35-40, ce qui laisse supposer la perte des pp. 7-34 (de fait, il n'y a aucune cohérence entre la fin de la page 6 et le début de la page 35, qui commence abruptement par "moyen revient au même"). Il s'agit d'une tentative de vulgarisation sous forme de dialogue sur le même problème que celui des pièces précédentes.
7. Deux exemplaires d'une planche imprimée (sans doute extraite de l'Encyclopédie méthodique).
Le mouvement perpétuel fascine depuis la Renaissance, opposant scientifiques et inventeurs autour de l'idée d'une machine produisant un mouvement infini sans énergie extérieure. En 1775, l'Académie des Sciences de Paris, à l’initiative de Laplace, décida de ne plus examiner ces projets jugés illusoires, provoquant la frustration de nombreux amateurs passionnés, comme Barbot du Plessis.
Lot n° : 1029
Résultat à venir
[BARBOT DU PLESSIS (Denis-Charles)]. Recherches sur le mouvement perpétuel. [MANUSCRIT]. Sd, 1777-1786.
7 pièces in-4, en feuilles.
Très intéressant dossier qui comprend plusieurs pièces de différentes mains et d'inégale importance sur le problème récurrent du mouvement perpétuel :
1. Doutes à éclaircir sur la possibilité du mouvement perpétuel méchanique, et propositions d'une machine dont l'effet sembleroit décider la question en faveur de ce problême (1777) : 36 pp., avec une planche manuscrite in fine (vis d'Archimède).
2. Extrait des registres de l'Académie royale des sciences, du 12 mars 1781 : in-4 de 3 pp. n. ch. Sur l'examen d'un autre mémoire de Barbot du Plessis : Pendule, ou Echelle hydraulique [non joint]. Portant les noms de Vandermonde et Bossut, le texte conclut négativement encore : Nous ne croyons pas que cette machine soit propre à produire de grands effets.
3. Extrait des registres de la Société de physique, d'histoire naturelle et des arts d'Orléans (30 mai 1783) : un bifeuillet in-4 écrit sur 3 pp. Sur l'examen d'une machine à oscillations croissantes - toujours proposée par Barbot du Plessis -. L'avis est signé de Charles-Nicolas Beauvais de Préau (1745-1794).
4. L.A.S. du marquis de CONDORCET en date du 4 juin 1785, adressée à Barbot : un bifeuillet petit in-4 écrit sur une moitié de page : "A mon retour de la campagne, Monsieur, j'ai trouvé la lettre que vous m'avez fait l'honneur de m'écrire relativement à ce qui a été décidé par l'Académie [des sciences] sur le mouvement perpétuel. Vous trouverez dans le volume de cette compagnie année 1775 les éclaircissemens que vous désirez."
5. L.A. de Barbot à Condorcet, en date du 21 mars 1786 : un bifeuillet petit in-4 écrit sur 3 pp. (Nullement découragé par les multiples rebuffades, le brave Barbot repart au front sur la question qui lui tient à cœur.)
6. [Sans date] Entretiens de Robin Acadème et Barbot philomathe : [6] ff. in-4 paginés 1-6, puis 35-40, ce qui laisse supposer la perte des pp. 7-34 (de fait, il n'y a aucune cohérence entre la fin de la page 6 et le début de la page 35, qui commence abruptement par "moyen revient au même"). Il s'agit d'une tentative de vulgarisation sous forme de dialogue sur le même problème que celui des pièces précédentes.
7. Deux exemplaires d'une planche imprimée (sans doute extraite de l'Encyclopédie méthodique).
Le mouvement perpétuel fascine depuis la Renaissance, opposant scientifiques et inventeurs autour de l'idée d'une machine produisant un mouvement infini sans énergie extérieure. En 1775, l'Académie des Sciences de Paris, à l’initiative de Laplace, décida de ne plus examiner ces projets jugés illusoires, provoquant la frustration de nombreux amateurs passionnés, comme Barbot du Plessis.