Lot n° : 1160 | Estimation : 150 - 200€
Coiffure - SAUMAISE (Claude). Epistola ad Andream Colvium : super cap. XI. Primae ad Corinth. Epist. de caesarie virorum et mulierum coma. Leyde, ex offic. Elzeviriorum, 1644.
In-8 (163 x 96 mm), de 747-[1] pp., Vélin à rabats, dos lisse, pièce de titre rouge (reliure ancienne). Vélin un peu taché, rares rousseurs et petites mouillures marginales.
Édition originale de ce curieux factum sur la liberté de porter les cheveux longs.
"Cet écrit se rattache à une polémique bizarre, qui passionna et tint divisés durant des années les plus fameux docteurs de l’église évangélique hollandaise. Le roi Louis XIII, qui portait toute sa chevelure, avait introduit et fait prévaloir la mode des cheveux longs. Cette innovation choqua bon nombre de ministres protestants. S’appuyant sur un passage de la première épître de Paul aux Corinthiens, ils tonnèrent en chaire contre une pratique qui leur paraissait entachée d’hérésie, et songèrent sérieusement à exclure de leurs temples les fauteurs du scandale. […] Saumaise n’était pas homme à laisser passer une si belle occasion de déployer son érudition. Tout d’abord il se déclara le champion de la liberté des coiffures, et descendit dans l’arène armé du formidable factum dont
nous avons transcrit le titre ; " (Willems). Il va sans dire que la mode n’eut que faire de cette querelle et que chacun continua à se coiffer à sa guise…
D’origine bourguignonne, l’humaniste et philologue protestant Claude Saumaise (Semur-en-Auxois, 1588-Spa, 1653) brillait par une extraordinaire érudition. Guez de Balzac disait que ce qui avait échappé à un tel homme manquait à la science et non à son génie.
Des bibliothèques du médecin bisontin Pierre-Charles Marchant (1760-1842) et du marquis de Vaulchier du Deschaux (1780-1861), également de Besançon, avec ex-libris.
Très bon exemplaire en vélin ancien. (Willems, n° 580.)
Lot n° : 1160
Résultat à venir
Coiffure - SAUMAISE (Claude). Epistola ad Andream Colvium : super cap. XI. Primae ad Corinth. Epist. de caesarie virorum et mulierum coma. Leyde, ex offic. Elzeviriorum, 1644.
In-8 (163 x 96 mm), de 747-[1] pp., Vélin à rabats, dos lisse, pièce de titre rouge (reliure ancienne). Vélin un peu taché, rares rousseurs et petites mouillures marginales.
Édition originale de ce curieux factum sur la liberté de porter les cheveux longs.
"Cet écrit se rattache à une polémique bizarre, qui passionna et tint divisés durant des années les plus fameux docteurs de l’église évangélique hollandaise. Le roi Louis XIII, qui portait toute sa chevelure, avait introduit et fait prévaloir la mode des cheveux longs. Cette innovation choqua bon nombre de ministres protestants. S’appuyant sur un passage de la première épître de Paul aux Corinthiens, ils tonnèrent en chaire contre une pratique qui leur paraissait entachée d’hérésie, et songèrent sérieusement à exclure de leurs temples les fauteurs du scandale. […] Saumaise n’était pas homme à laisser passer une si belle occasion de déployer son érudition. Tout d’abord il se déclara le champion de la liberté des coiffures, et descendit dans l’arène armé du formidable factum dont
nous avons transcrit le titre ; " (Willems). Il va sans dire que la mode n’eut que faire de cette querelle et que chacun continua à se coiffer à sa guise…
D’origine bourguignonne, l’humaniste et philologue protestant Claude Saumaise (Semur-en-Auxois, 1588-Spa, 1653) brillait par une extraordinaire érudition. Guez de Balzac disait que ce qui avait échappé à un tel homme manquait à la science et non à son génie.
Des bibliothèques du médecin bisontin Pierre-Charles Marchant (1760-1842) et du marquis de Vaulchier du Deschaux (1780-1861), également de Besançon, avec ex-libris.
Très bon exemplaire en vélin ancien. (Willems, n° 580.)