Lot n° : 503 | Estimation : 30 - 40€
[Nain Jaune]. Nain Jauniana ou Choix d'anecdotes, de traits et d'épigrammes tirés du Nain Jaune, publié à Paris, et du Nain Jaune réfugié, publié à Bruxelles, terminé par le Chansonnier du Nain jaune. Bruxelles, A. Wahlen, 1817.
In-12 broché, couv. d'attente, étiquette de titre au dos. Couv. usagée.
Le Nain jaune est le titre porté par plusieurs journaux politiques ou satiriques publiés en France et en Angleterre, dont le premier est le journal libéral fondé par Cauchois-Lemaire, publié du 15 décembre 1814 au 15 juillet 1815. Le journal s’attaque aux partisans de l’Ancien Régime, qu’il stigmatise sous l’appellation de « Chevaliers de l’Éteignoir » et se rallie à Napoléon durant les Cent-Jours, en tournant en dérision les retournements opportunistes à travers ce qu'il appelle l’« Ordre des Girouettes ». Supprimé lors de la seconde Restauration, Le Nain jaune donne lieu à plusieurs tentatives de riposte éditoriale : les Fantaisies politiques tout d'abord, visant à dénoncer cette suppression, puis le Journal des arts, en septembre 1815, à son tour rapidement interdit.
Contraint à l’exil en Belgique, il fait paraître en 1816 Le Nain jaune réfugié, ouvertement hostile à Louis XVIII et à Decazes, mais la publication ne voit pas la fin de l’année. À Paris, Le Nain jaune est remplacé par Le Nain tricolore (1816), dont les auteurs et éditeurs, Émile Babeuf, Pierre-Joseph-Spiridon Duféy de l’Yonne, Laurent Beaupré et Georges Zenowietz, sont condamnés à la déportation la même année…
Lot n° : 503
Estimation : 30 - 40 €
[Nain Jaune]. Nain Jauniana ou Choix d'anecdotes, de traits et d'épigrammes tirés du Nain Jaune, publié à Paris, et du Nain Jaune réfugié, publié à Bruxelles, terminé par le Chansonnier du Nain jaune. Bruxelles, A. Wahlen, 1817.
In-12 broché, couv. d'attente, étiquette de titre au dos. Couv. usagée.
Le Nain jaune est le titre porté par plusieurs journaux politiques ou satiriques publiés en France et en Angleterre, dont le premier est le journal libéral fondé par Cauchois-Lemaire, publié du 15 décembre 1814 au 15 juillet 1815. Le journal s’attaque aux partisans de l’Ancien Régime, qu’il stigmatise sous l’appellation de « Chevaliers de l’Éteignoir » et se rallie à Napoléon durant les Cent-Jours, en tournant en dérision les retournements opportunistes à travers ce qu'il appelle l’« Ordre des Girouettes ». Supprimé lors de la seconde Restauration, Le Nain jaune donne lieu à plusieurs tentatives de riposte éditoriale : les Fantaisies politiques tout d'abord, visant à dénoncer cette suppression, puis le Journal des arts, en septembre 1815, à son tour rapidement interdit.
Contraint à l’exil en Belgique, il fait paraître en 1816 Le Nain jaune réfugié, ouvertement hostile à Louis XVIII et à Decazes, mais la publication ne voit pas la fin de l’année. À Paris, Le Nain jaune est remplacé par Le Nain tricolore (1816), dont les auteurs et éditeurs, Émile Babeuf, Pierre-Joseph-Spiridon Duféy de l’Yonne, Laurent Beaupré et Georges Zenowietz, sont condamnés à la déportation la même année…