Lot n° : 554 | Estimation : 100 - 150€
OUDINOT (Nicolas Charles Victor). Des Remontes de l'Armée, de leurs rapports avec l'administration des haras. Paris, G. Laguionie, 1842.
In-8 de 93 pp., 2 planches dépliantes, [1] f., broché, couv. imprimée (dos fendu).
E.A.S. de l'auteur sur la couverture, au duc de LIANCOURT (La Rochefoucault). Légères mouillures claires marginales par endroits.
"Oudinot de Reggio (Nicolas-Charles-Victor, marquis puis duc de Reggio)
Général de division français (1791-1863)
Fils aîné du maréchal duc de Reggio, il fut page de l’Empereur en 1805, lieutenant en 1809, puis colonel en 1814, successivement au 15? régiment de dragons, aux hussards du Roi, aux hussards du Nord et enfin au 1?? régiment des grenadiers à cheval de la Garde royale. Maréchal de camp en 1834 (rang de 1833), il commanda l’École de Saumur de 1834 à 1839. Promu lieutenant-général en 1835, il fut pendant plusieurs années inspecteur de cavalerie et membre du comité de cette arme.
Commandant du corps expéditionnaire de la Méditerranée en 1849 (expédition de Rome), il fut admis à faire valoir ses droits à la retraite par une décision de 1851, annulée l’année suivante, et maintenu dans le cadre d’activité comme ayant commandé en chef devant l’ennemi.
Député de Maine-et-Loire de 1843 à 1848, puis représentant du même département de 1848 à 1851, il fut arrêté lors du coup d’État de 1851 et conduit à Vincennes. Il passa ses dernières années dans la retraite.
Il prit part aux campagnes de 1809, 1810 et 1811 en Allemagne et en Espagne ; de 1813 et 1814 à la Grande Armée ; de 1835 et 1836 en Algérie, où il fut blessé d’un coup de feu lors de l’expédition de Mascara ; et enfin à la campagne de 1849 en Italie."
Le général Oudinot proposa de confier l’achat et l’élevage des chevaux aux remontes militaires et de rattacher les haras au ministère de la Guerre. Cette réforme, visant à réduire la dépendance de la cavalerie française aux achats étrangers, suscita une violente controverse, amplifiée par les tensions internationales de 1840, et donna lieu à une abondante littérature critique largement hostile à son projet.
(Mennessier de La Lance, II, 275-276.)
On y joint : Règlement pour le dressage du cheval d'armes établi en 1908 par la Commission de l'École d'application de cavalerie des officiers à Saint-Pétersbourg. Traduction de James FILLIS. Paris, Flammarion, sd [1914]. In-12 de VIII-156 pp. Portrait de James Fillis en frontispice.
"Ouvrage publié un an après la mort de l’auteur. Fillis, élève de Caron, lui-même élève de Baucher, s’inspire largement, dans sa méthode, de celle de ce dernier maître, qu’il proclame « le plus grand et le plus habile écuyer que nous ayons eu, si l’on ne considère que l’équitation de haute école ». Il s’en écarte cependant sur certains points, notamment la technique des flexions, l’appui et la mise en main. Par ailleurs, ses ouvrages traitent autant de l’équitation d’extérieur que de celle de manège, presque exclusivement enseignée par Baucher. C’est surtout comme dresseur que la réputation de Fillis s’est affirmée et, à ce titre, son "Journal de dressage" se lit encore avec intérêt ; sans que l’on s’étonne toutefois des difficultés qu’il a rencontrées, à l’examen attentif des photographies de ses chevaux." Mennessier de La Lance, I, 484.
Lot n° : 554
Estimation : 100 - 150 €
OUDINOT (Nicolas Charles Victor). Des Remontes de l'Armée, de leurs rapports avec l'administration des haras. Paris, G. Laguionie, 1842.
In-8 de 93 pp., 2 planches dépliantes, [1] f., broché, couv. imprimée (dos fendu).
E.A.S. de l'auteur sur la couverture, au duc de LIANCOURT (La Rochefoucault). Légères mouillures claires marginales par endroits.
"Oudinot de Reggio (Nicolas-Charles-Victor, marquis puis duc de Reggio)
Général de division français (1791-1863)
Fils aîné du maréchal duc de Reggio, il fut page de l’Empereur en 1805, lieutenant en 1809, puis colonel en 1814, successivement au 15? régiment de dragons, aux hussards du Roi, aux hussards du Nord et enfin au 1?? régiment des grenadiers à cheval de la Garde royale. Maréchal de camp en 1834 (rang de 1833), il commanda l’École de Saumur de 1834 à 1839. Promu lieutenant-général en 1835, il fut pendant plusieurs années inspecteur de cavalerie et membre du comité de cette arme.
Commandant du corps expéditionnaire de la Méditerranée en 1849 (expédition de Rome), il fut admis à faire valoir ses droits à la retraite par une décision de 1851, annulée l’année suivante, et maintenu dans le cadre d’activité comme ayant commandé en chef devant l’ennemi.
Député de Maine-et-Loire de 1843 à 1848, puis représentant du même département de 1848 à 1851, il fut arrêté lors du coup d’État de 1851 et conduit à Vincennes. Il passa ses dernières années dans la retraite.
Il prit part aux campagnes de 1809, 1810 et 1811 en Allemagne et en Espagne ; de 1813 et 1814 à la Grande Armée ; de 1835 et 1836 en Algérie, où il fut blessé d’un coup de feu lors de l’expédition de Mascara ; et enfin à la campagne de 1849 en Italie."
Le général Oudinot proposa de confier l’achat et l’élevage des chevaux aux remontes militaires et de rattacher les haras au ministère de la Guerre. Cette réforme, visant à réduire la dépendance de la cavalerie française aux achats étrangers, suscita une violente controverse, amplifiée par les tensions internationales de 1840, et donna lieu à une abondante littérature critique largement hostile à son projet.
(Mennessier de La Lance, II, 275-276.)
On y joint : Règlement pour le dressage du cheval d'armes établi en 1908 par la Commission de l'École d'application de cavalerie des officiers à Saint-Pétersbourg. Traduction de James FILLIS. Paris, Flammarion, sd [1914]. In-12 de VIII-156 pp. Portrait de James Fillis en frontispice.
"Ouvrage publié un an après la mort de l’auteur. Fillis, élève de Caron, lui-même élève de Baucher, s’inspire largement, dans sa méthode, de celle de ce dernier maître, qu’il proclame « le plus grand et le plus habile écuyer que nous ayons eu, si l’on ne considère que l’équitation de haute école ». Il s’en écarte cependant sur certains points, notamment la technique des flexions, l’appui et la mise en main. Par ailleurs, ses ouvrages traitent autant de l’équitation d’extérieur que de celle de manège, presque exclusivement enseignée par Baucher. C’est surtout comme dresseur que la réputation de Fillis s’est affirmée et, à ce titre, son "Journal de dressage" se lit encore avec intérêt ; sans que l’on s’étonne toutefois des difficultés qu’il a rencontrées, à l’examen attentif des photographies de ses chevaux." Mennessier de La Lance, I, 484.